Friday 28 September 2007
Les cartes à jouer ont des prénoms!
Les valets s’appellent:
- ♥ Lahire
♣ Lancelot
♦ Hector
♠ Ogier
Les dames:
- ♥ Judith
♣ Argine
♦ Rachel
♠ Pallas
Et les rois:
- ♥ Charles
♣ Alexandre
♦ César
♠ David
Les valets s’appellent:
Les dames:
Et les rois:

Liens aléatoires, à titre humoristique:

Si on place tous les chiffres de 1 à 9 dans n’importe quel ordre, le nombre obtenu est toujours divisible par 3.
Il y a 362880 arrangements possibles. Tous sont divisibles par 3.
ette histoire magique avec 1 2 3 4 5 6 7 8 9 se base sur un théorème vraiment facile que nous avons apparemment tous appris à l’école. Si, comme moi, vous n’en avez aucun souvenir, vos études secondaires ayant été absorbées dans le même trou noir que les miennes, le re-voici :
Par exemple :
1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + 8 + 9 = 45
et si vous êtes du genre à avoir besoin d’une calculatrice pour savoir si on peut diviser 45 par 3, pas de panique :
4 + 5 = 9
ah ben oui, 9, ça se sépare en trois. Fais que 123456789 aussi, pis 987654321 aussi, pis 567123984 aussi…
CQFD.

Liens aléatoires, à titre humoristique:

En 1928, Coca-Cola a introduit son liquide brun en Chine, comme partout ailleurs, dans des bouteilles en vitre étiquetées « Coca-Cola ». Nos amis les Ricains avaient alors omis un petit détail dans leur stratégie promo : les chinois ne connaissaient pas l’alphabet, à l’époque.
Laissés à eux-mêmes avec un produit complètement innommable, les marchands de l’empire du milieu s’en sont donnés à cœur joie à fabriquer des affiches de leur propre cru, traduisant comme ils le pouvaient les syllabes ko-ka-ko-la par des idéogrammes qui se prononcent de la même façon. On a vu apparaître à Beijing des bouteilles de « Mords le têtard ciré » et de « Femelle cheval attachée avec de la cire » et de « Jument aplatie sous la cire » … mmm! Malheureusement pour les amateurs d’absurde comme moi, ces sublimes slogans n’ont jamais étés imprimés sur les bouteilles elles-mêmes : quand ce fut fait Coke a officiellement laissé tomber la finale en la pour le son lè, « réjouir » et la traduction choisie veut dire plus ou moins : « possible de réjouir la bouche ». Dommage!
Pepsi, aussi de la partie évidemment, en a placardé une pas pire dans la même ville, une quarantaine d’années plus tard. Le slogan « Come Alive With the Pepsi Generation! », une fois traduit en chinois : « Pepsi sors vos ancêtres de leur tombe! »
Si les humains n’avaient pas eu l’arrogance de vouloir construire une tour jusqu’au ciel, aussi! La bière Coors n’aurait pas eu à traduire « Turn it loose! » par « Suéltalo con Coors! », en l’occurrence, « Souffrez de diarrhée avec Coors! » pour certains pays sud-américains.
Le nom de Colgate étincelle un peu moins dans ces mêmes pays : certains dialectes espagnols avaient déjà bien avant l’invention du dentifrice le verbe conjugé « colgate », dans leur lexique : « Va te pendre ». Cette même marque de dentifrice à déjà essayé, sans succès, de vendre, en France, un produit qui s’appelait « Cue ».
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Parlant de cul, les pastilles Vicks en Allemagne s’appellent Wicks, et c’est parce que le nom initial anglais est un homonyme de « copulation », là-bas. « Mist » en allemand veut dire « fumier », c’est ce qu’à découvert la société Clairol en lançant en Allemagne un fer à friser qui s’appelait « Mist Stick ».
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Mais trêve d’humour pipi-caca. De toutes façons, maintenant, ce genre d’erreurs ne risque plus jamais d’arriver puisque Google est là pour traduire n’importe quoi, même des paroles de chansons. (Thriller night en français? Nuit de récit à suspense.)
Une petite dernière : Électrolux, cette compagnie suédoise avant-gardiste, a produit dans les années 60 une excellente campagne basée sur le phénomène Babel, en y introduisant volontairement, dans sa pub au Royaume-Uni, la traduction douteuse que voici :

Liens aléatoires, à titre humoristique:

— J’ai vu une affiche bizarre, que Tak me dit. Sur un restaurant chinois, un grand idéogramme 7, avec en dessous la mention “Sept”.
— Oui, sept ça veut dire 7.
— Quoi! Il réagit comme si je venais de proférer le comble de l’absurde. Mais sept., c’est pas l’abréviation de septembre ? J’étais sûr que ça voulait dire septembre.
— Ahhh, ça pourrait, si c’était pas écrit en dessous d’un gros 7 chinois. Sept et sept. s’écrivent pareil, mais n’ont rien avoir ensemble, mens-je avec conviction…
— …et octobre, novembre, décembre n’ont rien avoir avec 8, 9, 10?
— Ohhhhhhh! LES DERNIERS MOIS SONT NUMÉROTÉS DE 7 à 10!
Encore une fois, l’étudiant enseigne au professeur. « Enseigne » est un euphémisme : je suis éblouie !
On se rend rarement compte de l’absurde de sa propre langue. Jusqu’à ce qu’on ait à l’expliquer à quelqu’un.
es Romains sont un people militaire : leur année débute au moment où l’on reprend la guerre. Les lecteurs d’Astérix l’auront remarqué, les Romains se battent en sandales. Ils attendent que la neige fonde, et donc, leur année débute à la première nouvelle lune du printemps, en mars.
Les noms des quatre premiers mois honorent des divinités : en mars on fait la guerre (Mars), en avril on fait l’amour (Aphrodite), en mai on fait pousser le blé (Maïus), en juin, on se marie, ou bien on s’étend dans l’herbe pour regarder passer les nuages (Junon). Les mois qui suivent s’appellent #5, #6, #7, #8, #9, et #10.
Et après décembre ? Après, il n’y a rien. Quand le calendrier finit, il reste une cinquantaine de jours qui ne comptent pas, et ils ne sont ni nommés, ni comptés, sauf les six jours avant le début du nouvel an (les calendes), qui eux sont des jours de festivités numérotés de -6 à -1.
L’an prochain en 2008, il faudra ajouter un jour au calendrier. Nous célébrerons donc le jour -6 deux fois ! moins six, bis. Année bissextile.

C’est Jules qui a décrété que l’année devrait toujours comporter 365 jours, et en ce faisant, dut ajouter janvier (Janus, dieu des portes) et février (Februa, dieu de la mort) au programme. Ah, et puis tant qu’a y être, le joli mois de quintilis est renommé en son honneur, juillet. Avec l’année solaire régulière de César, le nouvel an, le 1er mars, ne tombait plus toujours sur une nouvelle lune, mais les célébrations de la nouvelle année se pratiquaient encore selon les lunaisons, vers la fin mars, même parfois début avril…
Auguste est venu, un peu avant la naissance de Jésus, réajuster les choses de plus belle, particulièrement cette tendance qu’avait son peuple à faire trop de partys d’année bissextile, ce qui avait quelque peu déréglé les saisons. Le froid et le beau temps suivirent dès lors leur cours normal et pour l’en féliciter on donna à l’Empereur non seulement son nom au mois d’août, mais puisqu’Auguste méritait autant de jours que Jules, on lui ajouta aussi un jour, qui fut retiré à février.
Jusque là, septembre était toujours le septième mois, et il l’est resté plus ou moins jusqu’en 1582. C’est l’année du lancement officiel de notre calendrier grégorien en Europe, qui retire 3 jours bissextiles par 4 siècles, pour plus de précision. On s’en fout.
Mais c’est aussi avec l’implantation du calendrier grégorien qu’est officiellement et définitivement abandonnée la date du nouvel an militaire et agricole, en mars, et qu’elle est remplacée par celle du nouvel an politique et fiscal, le 1er janvier. CQFD.
Quelques éberlués rebelles continuent cependant à marquer le « vrai » nouvel an aux alentours de l’équinoxe, en se donnant de faux cadeaux et des invitations à des fêtes inexistantes. April fools.

Liens aléatoires, à titre humoristique:
